Faut-il abattre tous les bouquetins du Bargy ?

Les dernières heures des bouquetins du Bargy ?

Faut-il ou non abattre tous les bouquetins du massif du Bargy,
 pour être sûr de stopper l'extension d'une maladie, la brucellose ?

Pour se faire une opinion, ci-dessous un extrait du site www.ledauphine.com (daté d'hier)

Plus d'infos sur le site de la Frapna Région : www.frapna.org rubrique « Communiqués » Les dernières heures du Bouquetin du Bargy ? + dossier de presse

Une pétition (lancée sur internet par un particulier ) contre l'abattage massif demandé à ce jour (et qui devrait débuter la semaine prochaine), : http://www.petitions24.net/protection_bouquetins_du_bargy


Extrait de www.ledauphine.com (mis en ligne hier) :
« HAUTE-SAVOIE Brucellose : une commission rejette l'abattage massif des bouquetins
Il y aurait entre 300 et 500 bouquetins dans le Bargy. Dont certains sont porteurs de la brucellose. Mais on ignore combien.

C'est un dossier que tout le monde en Haute-Savoie s'accorde à qualifier d'explosif. L'équation est aussi simple à poser que complexe à résoudre : faut-il ou non abattre tous les bouquetins du massif du Bargy, pour être sûr de stopper l'extension d'une maladie, la brucellose ?
Ce mal qui frappe les bouquetins, a la particularité d'être transmissible aux bovins et par extension à l'homme.
C'est d'ailleurs la découverte d'un cas dans un élevage bovin du Grand-Bornand, puis la contamination d'un adulte et d'un enfant qui avaient consommé du fromage au lait cru issu de bêtes contaminées, qui avait déclenché l'alerte.
L'enquête sanitaire diligentée par la suite avait ciblé les bouquetins du Bargy comme foyer de contamination.
Une situation grave qui, le 24 juin dernier, aurait conduit le préfet à demander l'avis du Conseil national de protection de la nature (CNPN) sur une mesure d'éradication totale des bouquetins du massif. On sait, de source sûre, que cette demande, limitée au Bargy, a bien été formulée.
Au grand dam, bien sûr, des associations de protection de la nature, Frapna et LPO en tête. Elles défendent pour leur part l'idée d'un abattage sélectif. Le 8 juillet dernier, la CNPN a souhaité obtenir davantage d'informations sur la population de bouquetins ainsi que sur la dynamique de progression de la maladie et sur les moyens de l'enrayer.
Dès le lendemain, les ministères de l'Agriculture et de l'Écologie ont demandé une expertise à l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses). Selon la Frapna, cette dernière a rendu, le 4 septembre, un avis invitant "à la prudence et à la réflexion".
Dans ce document, l'Anses souligne notamment les "risques de fuite de bouquetins infectés et l'impossibilité d'évacuer tous les cadavres" qui pourraient alors être consommés par des charognards. Elle souligne en outre que la population de bouquetins du Bargy, estimée entre 300 et 500 têtes, est encore très mal connue. Pour l'Anses, la bonne mesure serait celle d'un abattage sélectif
Enfin, elle assure que la probabilité de transmission au bétail est "extrêmement faible".
Pour l'Anses, la bonne mesure serait finalement celle d'un abattage sélectif, combiné à un suivi sanitaire des animaux préservés.
Autant dire que cet avis enchante la Frapna et la LPO qui, dans leur communiqué, qualifient de "réponse simpliste, peu éthique et hasardeuse" l'option de l'abattage total.
Depuis mercredi, les associations ont une nouvelle raison de se réjouir : la commission faune du CNPN s'est rangée à l'avis de l'Anses pour préconiser des mesures sélectives et surtout, rejeter la demande d'abattage complet, formulée par le préfet de Haute-Savoie.
Interrogé hier sur les conséquences de ce refus, ce dernier n'a pas souhaité s'exprimer.
L'affaire n'est pourtant pas terminée.
En droit, l'avis de la CNPN n'est que consultatif. Pour s'en écarter (et donc ordonner l'abattage), le préfet doit toutefois recevoir l'ordre du ministère.
C'est donc à Paris que va se jouer dans les prochains jours, voire dans les prochaines heures, l'avenir des bouquetins du Bargy.
Hier soir, les associations ont appelé l'État et le préfet à suivre l'avis "empreint de mesure et de sagesse" rendu par la CNPN.
par Julien ESTRANGIN le 13/09/2013 »



14/09/2013
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